×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste
  • prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière Membres de L'Economiste Qui sommes-nous

  • L'Edito

    Invasions

    Par L'Economiste| Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

    Les Américains ont été aussi choqués des faillites d’Enron ou de Worldcom, qu’ils l’ont été de l’attentat du World Trade Center: des salariés qui avaient épargné toute leur vie, ont vu fondre leur retraite. Les feux de l’actualité se sont braqués sur les réactions militaires. En revanche, seuls les professionnels ont vu les contre-attaques qui ont suivi les affaires financières. Pourtant, ce qui se passe sur ce front n’est pas banal. Du côté des comptables, la loi américaine est devenue un monstre juridique, qui, par ramifications, s’applique en dehors du territoire américain. Du côté des financiers, apparaît aussi une extension des compétences juridiques se propageant via les contrats. Les juristes signalent des cas aussi étranges que des exigences d’exclusivité qui survivent deux ans à l’extinction de l’opération couverte par le contrat, ou encore des transferts de risques tout à fait léonins. Et tout cela est “à prendre ou à laisser”. Or, la puissance financière des Etats-Unis est telle qu’il est bien difficile aux professionnels non-américains de choisir le parti de “laisser”. Toutes proportions gardées, ce qui se passe dans ces contrats ressemble à une invasion, une occupation des systèmes juridiques partenaires, par les normes juridiques (et parfois judiciaires!) américaines. Le Maroc n’est pas à l’abri de ce phénomène d’occupation silencieuse, avec ou sans accord de libre-échange. Il ne s’agit pas de faire de l’anti-américanisme primaire, et encore moins de refuser l’amélioration des opérations financières ou de la fiabilité des comptes. Sur ces chemins-là, il n’y a rien à gagner.Les professionnels marocains ne peuvent pas défendre le territoire juridique national tous seuls. Il faut qu’ils soient épaulés par les autorités publiques. Elles ont la puissance pour rétablir un minimum d’égalité des parties contractantes en posant des garde-fous et en insistant, dans les négociations, pour le libre-échange, pour obtenir des clauses de sécurité ad hoc. Nadia SALAH

    Chère lectrice, cher lecteur,

    L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
    Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

    Mot de passe oublié?
    CAPTCHA
    This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
    ABONNEZ-VOUS

    Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
    Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc