Courrier des Lecteurs

Produits chimiques: De nouvelles normes d’étiquetage

Par L'Economiste | Edition N°:4646 Le 12/11/2015 | Partager

■ Une bonne initiative!
J’ai été particulièrement surpris à la lecture de l’article sur les nouvelles normes d’emballage et d’étiquetage des produits dangereux paru le 11 novembre. L’on y apprend que l’Institut marocain de normalisation (Imanor) vient d’annoncer la mise en place de nouvelles normes d’emballage et d’étiquetage pour les produits dangereux. Les différentes substances concernées (plus de 1.000 au total) seront classées en fonction du degré de danger qu’elles représentent. Autre nouveauté, la présence d’un pictogramme décodant le niveau de danger. D’excellentes initiatives qui permettront d’éviter accidents et incidents liés à ce type de produits.
G.A.
■ Des accidents mortels!
Il était temps que des normes viennent boucler le marché des produits chimiques! Mal utilisés ils sont souvent la source d’accidents de travail graves! Tout le monde se souvient de l’accident de l’usine de cuir à Casablanca les années 1990. Par manque d’oxygène, les produits ont intoxiqué les employés. Là il ne s’agit même pas d’un problème dû au produit lui-même, mais de son utilisation. Voilà pourquoi les étiquettes sur les emballages doivent mentionner tout danger ainsi que les précautions d’utilisation. Il y en marre du produit chinois, dont les règles de sécurité ne sont écrites ni en arabe ni en français!
F.C.

                                                              

Qui consomme le plus d’eau:
La tomate ou le blé?

J’aimerais réagir à un article paru dans l’édition de L’Economiste du lundi 2 novembre 2015 intitulé: «Gestion de l’eau: le tabou tombe. Les céréales en irrigué, une aberration; la tomate consomme moins que le blé». J’ai cru comprendre qu’on essaie de justifier les cultures à haute valeur ajoutée économique comme la tomate par l’efficience d’utilisation de l’eau. Ce qui est contradictoire. Voici pourquoi: Le critère utilisé pour apprécier la consommation en eau d’une culture (quantité d’eau par kg de produit) est pertinent pour comparer des variétés au sein d’une même espèce mais pas pour des espèces différentes. Avec 90% d’humidité, un kilo de tomate ne peut pas être comparé à un kilo de blé qui en contient 13%. Rapportée au kg sec, la consommation en eau du blé serait de 678 litres et celle de la tomate serait de 3.000 litres. Pourquoi faudrait-il comparer par rapport au kg sec? C’est la biomasse produite qui nous intéresse et non l’eau accumulée. Par conséquent, à l’inverse de ce qui est conclu et rapporté dans l’article, la tomate consomme 4,4 fois plus d’eau que le blé.
Sur le plan économique, le prix d’un kg sec de tomate serait de 20 dirhams contre 2,87 pour le blé. La tomate est ainsi 7 fois plus rémunératrice au kg sec que le blé. Un kg de tomate vaut 7 fois le prix d’un kg de blé mais consomme 4,4 fois plus d’eau. C’est peut-être de cette efficacité dont les auteurs parlent, l’efficacité économique mais pas la consommation en eau.
La culture de la tomate en plein champ ne peut pas se faire chaque année sur la même parcelle. Le blé et les céréales en général sont introduits en rotation et sont jusqu’à présent irremplaçables, car il faut changer pour casser les cycles des parasites du sol qui s’accumulent et peut-être exploiter les autres horizons du sol. Au Maroc, les céréales ont toujours été utilisées en tant qu’éléments de rotation dans les zones irriguées, et ne bénéficiaient pas de soins corrects de la part des agriculteurs. La question n’est plus d’enlever les céréales des zones irriguées mais d’améliorer leur performance. Avec la technique du «goutte-à-goutte», il y a des agriculteurs qui arrivent à produire 9 tonnes à l’hectare. Cette technique à elle seule permet de multiplier les rendements par 2 et de diviser la consommation en eau par 4. C’est de cette façon qu’on réussira à ne pas remettre en cause la sécurité alimentaire du pays.
 J. M., Agronome

                                                              

Les partis politiques en manque de programmes face au PJD

Le PAM, l’Istiqlal et l’USFP critiquent constamment le PJD, mais que proposent-ils concrètement? Sur la réforme de compensation, quelles sont les alternatives précises et chiffrées du PAM, de l’Istiqlal et de l’USFP? Silence. Sur la question de la violence policière, est-ce qu’on a entendu le PAM, l’Istiqlal ou l’USFP? Silence. Sur la question de la corruption, est-ce qu’on a entendu des idées concrètes émanant de ces trois partis? Silence. Ces derniers avaient pourtant de formidables opportunités de bien s’opposer. Ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont pas parlé de concret et n’ont aucunement communiqué sur leurs idées. Les Marocains sont déçus. Ces partis feraient mieux de sérieusement se remettre en question au lieu de critiquer la transparence des élections régionales comme ils l’ont tous fait de façon irresponsable le soir des résultats. S’ils ne font pas ce travail, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer aux prochaines législatives.
Thomas Guerrin

                                                              

Compteurs domestiques: Un problème de qualité!

Je réagis à votre article intitulé «L’ONEE part à la chasse au mètre cube» en ajoutant que la route cause des faibles taux de rendements engendrés en amont et non en aval. Je m’explique: dès que l’ONEE lance un appel d’offres sur les compteurs domestiques petit calibre (DN15),  les fournisseurs préparent leurs dossiers administratif et  technique et leur offre financière en bonne et due forme. Jusque-là, tout va bien.
Le problème concerne la qualité des compteurs qui vont être livrés, autrement dit est-ce qu’ils répondent aux exigences de l’ONEE ou pas. Il faut savoir qu’un compteur en laiton qui compte correctement et pèse pas moins de 480 grammes n’a pas la même efficacité qu’un compteur de 220 grammes perdant en précision après seulement une année d’utilisation. Malheureusement, ces dernières années, l’ONEE ou plus précisément la direction des achats a opté pour l’achat de centaines de milliers de compteurs très bas de gamme provenant de Chine. Ceci aura un impact à court terme sur le rendement desdits compteurs. La politique des appels d’offres favorisant le moins disant au lieu du mieux disant tue la performance et encourage les magouilles. En Europe, aux USA et dans les pays du Moyen-Orient, ils ont décidé d’investir sur des compteurs intelligents qui comptent au goutte-à-goutte. Cela signifie que le taux de rendement brut avoisine les 99%. Ils ont également investi sur la télé-relève, ce qui revient à prendre le relevé du compteur à distance sans se déplacer chez les abonnés.
Malheureusement, au Maroc, nous sommes encore loin d’une telle stratégie. La mission d’audit technique sur les réseaux de distribution va être très délicate, surtout si elle n’est pas coiffée par des experts indépendants et compétents en la matière. Lorsqu’on parle d’un objectif de taux de rendement de 76,5% pour la distribution, cela signifie une perte brute de facturation de 23,5%. Si l’on suppose un taux de fuite de 5%, cela nous ramène à une perte nette de facturation de 18,5%. L’article n’a pas précisé le taux de rendement actuel de l’ONEE. Il sera certainement inférieur à 76,5%. Or, si l’on suppose que ce taux est de 75%, cela signifie une perte nette de facturation de 25%. Donc, sur les 897,4 millions de m3 distribués en 2014, l’ONEE a perdu 224,35 millions de m3, soit un manque à gagner de 605 millions de DH en supposant que le prix d’un m3 est de 2,7 DH.o
M.O.

                                                              

Coran: Attention aux interprétations!
Je réagis à l’article publié dans L’Economiste du 30 octobre dernier et intitulé «Interprétation du Coran: la glasnost impossible du 30 octobre». Ces soi-disant oulamas n’ont de oulamas que le nom! Ce sont en effet les pires ignorants que Dieu a créés. Ils ne cessent de faire reculer la nation musulmane dans son ensemble. Ces soi-disant oulamas ne se réunissent et ne prêchent que pour nous enfoncer davantage dans l’obscurantisme wahhabite qui a enfanté Daech et qui maintient l’ensemble de la nation musulmane dans le sous-développement mental et culturel ou encore dans l’incapacité de produire quoi que ce soit de positif pour nous-mêmes et pour l’humanité.
A.E.A.
Fièvre aphteuse: Il faut agir!
Mauvais temps pour les bovins du Royaume. En effet, la fièvre aphteuse les menace sérieusement, notamment dans la région des Doukkala. Il faut agir le plus rapidement possible pour éviter que le virus gagne du terrain et tenter d’éliminer toute trace de la maladie au sein du pays. Pour cela, je propose la restriction  des déplacements des animaux, mais surtout l’interdiction des lieux de rassemblement des bêtes au niveau des souks ou encore des foires.  Il faudrait également vacciner les bêtes contaminées. L’abattage des animaux doit à mon avis être utilisé uniquement en dernier recours.
J.P.                                                                                                                                                

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc