Courrier des Lecteurs

Les législatives 2016 en vue

Par L'Economiste | Edition N°:4632 Le 22/10/2015 | Partager

■ Des élus intellectuels avant tout!
Les forces politiques décisionnaires sont en cours de remodelage, afin de mieux «coller» au quotidien du citoyen lambda. En effet, l’on a constaté que les élections du 4 septembre dernier ont donné naissance à une nouvelle vague de décideurs, élus par des citoyens exerçant le sens aigu de leur responsabilité en tant qu’électeur. Aussi, ce qui retient notre attention, c’est le niveau intellectuel des nouveaux élus. Ils ont tous des diplômes universitaires élevés. Non seulement c’est rassurant, mais cela donne une certaine idée sur le travail qui sera accompli par des intellectuels confirmés. Cela peut être interprété comme une réaction de ras-le-bol envers les partis «classiques», notamment par la recherche d’un renouveau, d’une réalité politique susceptible de changer le quotidien des citoyens que nous sommes. Une fois les élections communales et régionales bouclées, nous avons assisté à l’élection du Président de la chambre des conseillers. Une fois encore, c’est la nouveauté qui l’a emporté. Le nouvel élu est un «pamiste» doublé d’un homme intègre, de grande confiance et de droiture qui saura faire évoluer les choses. Juste après, nous avons assisté à un grand mouvement dans la hiérarchie policière du royaume: de nouvelles nominations, des mutations à même d’accompagner la nouvelle donne. Les élections législatives de 2016 déboucheront probablement sur une nouvelle configuration du Parlement et donneront lieu à de nouvelles coalitions gouvernementales à même de gérer les différents portefeuilles ministériels. Les petites formations politiques, qui ont obtenu des scores médiocres, devront d’ores et déjà préparer leurs valises pour partir sur la pointe des pieds… Le Maroc ne peut plus se contenter d’avoir des Ambassadeurs strictement politiques. Ces derniers doivent également être des économistes et des financiers avérés, à même de négocier les contrats internationaux, de placer le Royaume sur l’orbite de la constellation financière économique mondiale. Pour y parvenir, il faudrait désigner des hommes et des femmes de grande envergure intellectuelle, doublée d’expérience dans lesdits domaines.
A.T.
■ L’électorat «rurbain» déterminant!
Les élections de septembre dernier ont été porteuses de dynamiques et d’enjeux cachés qui auront des incidences notables pour les législatives de 2016. L’électorat «rurbain», notamment, jouera un rôle déterminant dans les prochaines élections dans la mesure où l’ensemble des partis politiques seraient obligés de le courtiser à travers une offre politique allant avec ses attentes et capable de satisfaire ses besoins. Cet électorat n’est ni urbain, ni rural. Il est le fruit des transformations démographiques que connait chaque société. Il adopte un comportement mécanique, stéréotype dû à ses positions de vie arrêtées vis-à-vis du travail, de la famille et de sa perception de l’avenir. La bataille législative de 2016 prendra la forme d’une compétition hautement agressive entre 3 grands partis: Le PJD, Le PAM et l’Istiqlal.  Le PJD, grâce à la discipline de ses troupes et à l’expérience accumulée dans la gestion des affaires, se positionne clairement comme un leader apte à briguer un autre mandat, d’autant plus qu’il ambitionne de parachever les réformes déjà enclenchées. Le PAM, quant à lui, demeurera fidèle à sa challenge attitude face au PJD et ne lésinera sur aucun effort pour remporter ces élections car le parti veut absolument accéder aux affaires et pour ce faire doit présenter une offre politique meilleure que celle de ses concurrents. Quant à l’Istiqlal, ce parti pourrait réaliser une meilleure performance en 2016 et devenir l’arbitre incontournable lors de la formation du gouvernement.
Hakim Moukhliss

                                                                

Qui a gagné ?

Vous avez je pense encore tendance à utiliser ce langage: «l’actuel gouvernement que les élections  ont placé à la troisième place». Si en parlant du gouvernement vous insinuez le PJD, vous devez bien admettre que le PJD est le premier parti politique au Maroc. Cela vous dérange, mais c’est la vérité.
A. el  Maanni
Réponse de la rédaction:
Merci de votre mail.  Vous avez raison: le PJD a gagné par le nombre de voix, selon le décompte rendu public par le PJD. Pour l’instant, on n’en a pas de meilleur, puisque le ministère de l’Intérieur fait la sourde oreille aux demandes de transparence.
En revanche, le nombre de voix ne fait pas le classement électoral, puisque, en terme de sièges, c’est le PAM qui arrive en tête, devant l’Istiqlal puis le PJD.
 Difficile, on convient, de faire le rapport directement avec les élections législatives de 2011, qui, elles ont donné la place de premier en terme de sièges au PJD : 107 sièges au PJD, 60 à l’Istiqlal, 52 au RNI et  47 au PAM (voir L’Economiste du  29 novembre 2011, accès gratuit sur leconomiste.com). Néanmoins compte tenu du mode de scrutin local de cette année 2015 (et ce pour la première fois), nous avons affaire à une sorte «d’obligation de politisation partisane» d’élections locales. Ceci nous éloigne des anciens scrutins locaux dominés  uniquement par les notabilités. Donc regarder les résultats  par nombre de sièges obtenus est tout à fait pertinent : cela nous donne la puissance politique accordée par les électeurs aux différents partis.  Et là, pas de doute : le PJD, qui avait la première place en 2011, il l’a laissée au PAM en 2014, sans que celui-ci soit en position de faire un gouvernement puisqu’il s’agit d’élections locales.

                                                                

■ L’analphabétisme toujours flagrant!
Incroyable. Nous sommes en 2015 et, tenez-vous bien, près de 32% de la population marocaine est analphabète. C’est en tout cas ce que l’on apprend dans l’article sur le sujet paru le 14 octobre dernier dans votre journal. Ce sont surtout les femmes qui sont touchées par l’analphabétisme, malgré la progression de leur taux de scolarisation, qui est passé de 22,1% en 2004 à près de 41,9% aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, même si l’analphabétisme recule, le phénomène n’en demeure pas pour autant inquiétant. En effet, actuellement, 8,6 millions de personnes ne savent ni lire ni écrire au sein du Royaume. Un chiffre des plus alarmants qui devrait nous pousser à tirer la sonnette d’alarme!
Réagissons bon sang! Il faudrait rendre les écoles plus accessibles à certaines régions reculées du pays, sensibiliser les citoyens sur l’importance de l’enseignement et sur ses bénéfices aussi bien personnels que professionnels ou encore relever le niveau du système éducatif public au Maroc, lequel souffre d’un manque évident d’infrastructures, de sérieux ou encore de pédagogie. Il serait également judicieux de développer la lecture au sein du pays, ainsi que l’accès à la culture en multipliant les évènements culturels à bas prix voire même gratuits.
A.L.
■  2e ligne du tramway: Une aubaine pour la ville blanche!
En 2018, Casablanca sera dotée d’une seconde ligne de tramway. Un investissement de près d’un milliard de DH qui permettra de livrer pas moins de 25 rames doubles de 64 mètres de long dont les performances seront améliorées comparées à celles de la première ligne.
C’est en tout cas ce que nous apprend l’article sur le sujet paru le 14 octobre dernier dans votre journal. Son trajet?
Il circulera entre autre du boulevard Anoual jusqu’au quartier Sidi Bernoussi. Une véritable aubaine pour les habitants de la ville blanche! En effet, les boulevards desservis par les lignes du tramway connaissent une circulation beaucoup plus fluide qu’auparavant. Par ailleurs, ce moyen de transport est utilisé par des milliers de casablancais quotidiennement.
Un moyen de transport qui a contribué à améliorer la circulation au sein de la ville mais également à rendre accessibles certains quartiers qui ne l’étaient pas auparavant. Je parle notamment de Sidi Moumen, qui est en partie sorti de son enclavement depuis le lancement du tramway casablancais.
G.S.

                                                                

Un fuel de meilleure qualité depuis la fermeture de la Samir!
Les industriels de Casablanca semblent particulièrement satisfaits de leur sort depuis la fermeture de la Samir. En effet, lors d’une entrevue avec plusieurs industriels de la ville, tous semblaient très satisfaits de la qualité du fuel livré ! Il semble que celui de la Samir causait beaucoup d’arrêts des chaudières, du fait des impuretés élevées et de la présence d’eau en quantité significative dans le fuel. Ainsi, économie d’énergie et économie du coût  d’exploitation dans certaines industries coïncident avec l’arrêt de la Samir! Bizarre et particulièrement inquiétant !
M.C.
■ Conducteurs de triporteurs: enfin recalés!
Il était temps! J’ai été agréablement surpris d’apprendre en lisant votre journal que les conducteurs de triporteurs allaient être «recalés». Ils devront suivre une formation basée sur le code de la route et sur les principes de la conduite. Une excellente nouvelle! En effet, ces engins sont impliqués dans près de 42% des accidents de la route, ce qui est juste énorme! Par ailleurs, ils représentent de véritables «OVNIS» puisqu’ils ne sont pas déclarés, ce qui peut poser des problèmes, notamment en cas d’accident. Ces conducteurs sont d’ailleurs tenus d’immatriculer leurs engins auprès des services concernés, et ce dans les plus brefs délais.
J.P.

 

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