Régions

Fès/Sécurité: Le préfet de police défend son bilan

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5405 Le 05/12/2018 | Partager
Plus de 28.600 affaires résolues depuis janvier
Equipements interactifs, communication, mobilisation… au programme
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La préfecture de police de Fès sera dotée d'une salle interactive numérique avec des écrans couvrant tous les quartiers de la ville. C’est Abdelillah Essaïd, préfet de police, qui l’a révélé lors du 1er Jeudi de la gouvernance, organisé par HEM (Ph. YSA)

«La préfecture de police répartit territorialement la ville de Fès en 4 zones que sont Fès-Médina, Bendebbab-Aïn Kadouss, Fès Jdid-Dar Dbibegh et Benssouda. Ces circonscriptions sécuritaires sont couvertes par 24 arrondissements, en plus des brigades spécialisées (antigangs, stupéfiants, crimes et délits divers…), des unités touristiques et équestres, et des équipes dédiées aux grandes interventions». Les propos sont de Abdelillah Essaïd, le préfet de police, qui était l’invité du premier «Jeudi de la gouvernance», organisé le 29 novembre par le campus HEM Fès.

Le responsable sécuritaire y a trouvé l'occasion d’expliquer les  principales causes de la délinquance, défendre son bilan, et surtout présenter les missions des différentes brigades de la DGSN (Sécurité publique, urbaine, économique...).

Pour le premier volet, l’addiction à la consommation des drogues, le manque d’équipements socioéducatifs et sportifs, le divorce, la déperdition scolaire et l’exode rural favorisent la montée de l’insécurité. «Pour y remédier, les services sécuritaires de la capitale spirituelle ont adopté une stratégie basée sur l’éradication du banditisme, l’instauration du sentiment de sérénité, l’arrestation des personnes recherchées, la réactivité avec les plaintes des citoyens, ou encore la communication permanente avec la presse et la société civile», explique le préfet.

Par ailleurs, Essaïd a dressé le bilan des opérations réalisées par ses éléments depuis janvier dernier. Il en ressort la résolution de 28.681 procédures, soit plus de 97,9% des affaires (29.296). Au terme des investigations, quelque 27.413 mis en cause ont été déférés devant la justice. Dans ce lot, plus de 20.900 personnes ont été arrêtées en flagrant délit. Si certaines (1.261) étaient en possession de drogue, ou en état d’ivresse (3.492), d’autres (1.467) ont été appréhendées avec des armes blanches.

En outre, il a été procédé à l’arrestation de 6.505 personnes activement recherchées et la vérification de l’identité de 143.617 autres. Le bilan dressé par le préfet fait état de la saisie de près d'un kilogramme de cocaïne, 167 kg de résine de cannabis, 166 kg de kif, 30.000 comprimés psychotropes, en plus de la réalisation de 168 descentes dans des cafés chicha. Malgré ces chiffres, le préfet se veut rassurant.

Pour lui, «Fès est une ville comme les autres. Elle est sûre, sécurisée, et ceux qui la classent au top 5 des villes “criminelles” se trompent». Car, selon le préfet, «ces classements ne respectent aucune logique scientifique». En plus, les services sécuritaires travaillent d’arrache-pied couvrant la totalité des secteurs. Ce n’est pas fortuit si le patron de la DGSN a décidé, le week-end dernier, l’octroi d’une prime exceptionnelle à l’ensemble du personnel de la police.

Signalons enfin que tous les postes et arrondissements de police bénéficient actuellement d’une vaste opération de mise à niveau. A ce titre, la préfecture de Fès se dotera incessamment d'une salle interactive numérique avec des écrans couvrant tous les quartiers de la ville.

Cette salle sera équipée de lignes téléphoniques groupées qui peuvent recevoir 50 appels en même temps. «Des appels qui seront enregistrés afin de traiter rapidement les plaintes et réduire les délais d’intervention (8 minutes)», conclut le préfet.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

 

 

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