Société

CDT: Quelle vie après Amaoui

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5399 Le 27/11/2018 | Partager
Le «zaïm» historique cède la place à Abdelkader Zaïr
Ce dernier dirige effectivement le syndicat depuis quelques années
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A 83 ans, Noubir Al Amaoui a finalement quitté son poste à la tête de la CDT. Secrétaire général de cette centrale syndicale depuis sa formation en 1978, il s’est retiré progressivement de sa gestion, affaibli par des soucis de santé (Ph. Bziouat)

Clap de fin pour Noubir Amaoui à la tête de la Confédération générale du travail (CDT). Le «zaïm» historique de cette centrale syndicale vient d’être remplacé par Abdelkader Zaïr, au secrétariat général de la CDT. L’élection de ce dernier, lors du congrès tenu le week-end dernier à Bouznika, n’est pas passée sans heurt.

Des voix s’étaient élevées pour réclamer l’injection d’un sang neuf à la tête de cette centrale syndicale, qui a perdu de son lustre d’antan. Zaïr, le nouveau SG de la CDT, est sexagénaire.

C’est lui qui dirigeait effectivement ce syndicat durant les dernières années. Amaoui s’était retiré progressivement de la gestion quotidienne de la CDT, affaibli par des soucis de santé. D’ailleurs, le zaïm de 83 ans n’a pas pu assister aux travaux du congrès, tenu le week-end dernier.

Lors des dernières réunions du dialogue social, c’est Zaïr qui représentait la CDT. C’était le cas lors de la dernière rencontre avec le chef du gouvernement. Les dirigeants de cette centrale, ainsi que ceux de l’UGTM, avaient choisi de bouder cette réunion.

Aujourd’hui, la CDT tourne la page de Noubir Amaoui, après 40 ans à sa tête. C’est l’un des principaux fondateurs de ce syndicat en 1978, suite à une scission de l’UMT. Il avait réussi à tenir la dragée haute à plusieurs gouvernements. Surtout durant les années de gloire du syndicalisme, lorsque les centrales avaient une véritable capacité de mobilisation. La «légende» de Amaoui s’est renforcée suite à l’appel à la grève générale en 1981.

Durant des années, il s’est illustré par ses diatribes et ses discours enflammés contre les responsables publics. D’ailleurs, il sera poursuivi en justice et emprisonné suite à des déclarations injurieuses contre des ministres au début des années 1990.

Il reprendra son «combat» après sa libération après avoir bénéficié de la grâce royale. Ancien militant de l’USFP, Noubir Amaoui avait claqué la porte du parti de la rose, pour participer, avec Abdelmajid Bouzoubaâ, à la constitution d’une nouvelle formation politique en 2001: le Congrès national ittihadi.

M.A.M.  

 

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