Dossier Spécial

Dakhla renforce son infrastructure portuaire et routière

Par Jaouad MDIDECH | Edition N°:5386 Le 05/11/2018 | Partager
Le port Dakhla Atlantique, en phase d’études géotechniques,
Renforcement et élargissement de la RN1, Boujdour-Dakhla
Fin des travaux: avril 2019. Coût: 400 millions de DH
dakhla_port_086.jpg

Le futur port Dakhla Atlantique sera érigé en eau profonde, sur le site de Ntirift, afin de garantir un meilleur tirant d’eau et d’éviter la zone sud qui est disposée sous forme d’un fjord

Deux grands projets structurants sont en cours à Dahkla: le grand port Dakhla Atlantique et le port de Lemhiriz d’une part et l’élargissement de la RN1 Boujdour-Dakhla, d’autre part. Situé à 60 km au nord de la ville, le futur port Dakhla Atlantique sera érigé en eau profonde, sur le site de Ntirift, afin de garantir un meilleur tirant d'eau et d'éviter la zone sud qui est disposée sous forme d'un fjord. Le projet avait été annoncé par le Roi Mohammed VI,  le 6 novembre 2015, dans son discours à l'occasion du 40e anniversaire de la Marche verte.

«Il est encore en phase d’études géotechniques et de conception.  Le LPEE sonde la nature du sol et la profondeur de la mer sur le site où l’ouvrage va être construit, cela va durer au moins 3 mois», indique Hassan Rabai, directeur régional de l’Equipement, du Transport et de la Logistique. Le coût du projet était estimé, au départ, à 6 milliards de DH, mais après les premières études du plan de masse et les études géotechniques actuelles, le coût est estimé à une valeur de «10 milliards de DH», nuance-t-il.

Le commencement des travaux est prévu en juin 2019. L’avancement des études est évalué, lui, à 75%. Durée des travaux: 5 ans. Toujours selon Rabai, ce port sera dédié à deux activités. Celle du commerce, ce sont 2,2 millions de tonnes de marchandises qui transiteraient par le port, dont 1,5 million de tonnes d’import et 700.000 d’export.

En termes d’emploi, il créera 145.000 occasions de travail. La 2e activité est celle de la pêche, le port sera d’une capacité de 950.000 tonnes. Cette infrastructure portuaire abritera également un bassin de 39 hectares et un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 tonnes. Le port Dakhla Atlantique abritera également un chantier naval.

Quant au port de Lemhiriz, situé à 300 km de Dakhla, il coûtera 187 millions de DH, la fin des travaux est prévue fin 2018. Il profitera, selon Rabai, à la pêche artisanale et côtière, et accueillera 300 barques pour la pêche traditionnelle et 22 sardiniers ou «palangriers». Sont prévues aussi, dans ce port, des unités de transformation du pélagique et de congélation.

L’autre projet structurant prévu par le Plan de développement des provinces du Sud, lancé par le Roi Mohammed VI en 2015, concerne le renforcement et l’élargissement de la Route nationale (RN1), celle reliant Boujdour à Dakhla. La route s’étend sur 162 km, et coûtera, selon Rabai, 330 millions de DH.

Si tout se passe bien, les travaux prendront fin en avril 2019. C’est un projet porté par quatre départements, le ministère de l’Equipement, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Economie et des Finances, et la région Dakhla-Oued Eddahab. 70% des travaux sont réalisés. Des routes rurales sont aussi prévues pour désenclaver certaines régions, d’un montant de 400 millions de DH.

Port Dakhla Atlantique: Trois objectifs

Soutenir le développement économique, social et industriel régional dans tous les secteurs productifs (pêche, agriculture, mines, énergie, tourisme, commerce, industries manufacturières, etc.)
- Doter la région d’un outil logistique moderne et évolutif, à la hauteur de ses ambitions de développement;
- Valoriser la ressource des petits pélagiques en mettant en place des infrastructures portuaires et des espaces industriels de proximité, offrant les meilleures conditions de compétitivité à l’ensemble de la filière pêche.

Une enveloppe conséquente

17,75 milliards de DH, c’est le montant alloué à la région par le Plan de développement régional 2016-2021 signé par le Roi en 2015. Ce plan vise la création de 45.000 postes d’emplois pour une population qui sera de 213.000 habitants en 2025 (143.000 actuellement), ce qui ramènera le taux de chômage à 6% au lieu de 10,1% actuels. Ce montant est réparti comme suit:
•    6,6 milliards de DH pour la réalisation de 7 programmes structurants. 1,2 milliard de DH pour le développement du secteur halieutique et 2,8 milliards de DH pour le développement de l’aquaculture.
•    1,3 milliard pour la construction d’une station de dessalement de l’eau de mer pour l’agriculture, d’une capacité de 100.000 m3/jour.
•    581 millions de DH va à l’éco-tourisme, 116 millions de DH pour la protection des écosystèmes, 1,7 milliards de DH pour le raccordement de la ville de Dakhla au réseau national d’électricité.
•    6 milliards (l’estimation actuelle est de 10 milliards) pour le port Dakhla Atlantique.
•    2,6 milliards de DH pour des programmes de proximité pour: le renforcement des infrastructures, la promotion de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, la qualification de l’élément humain, et le développement de la culture.

J.M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc