Economie

INDH: Cap sur les jeunes

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
La 3e phase dotée de 18 milliards de DH sur cinq ans
Elle sera essentiellement financée par le budget de l’Etat et la DGCL
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Le cérémonial choisi pour le lancement de la 3e génération de l’INDH donne le ton. La présentation du projet par le ministre de l’Intérieur devant le Roi, le gouvernement et tout le gotha de l’administration territoriale en dit long sur la volonté politique de placer sur une meilleure orbite cette nouvelle orientation.

Aujourd’hui, l’INDH négocie un véritable tournant. Si elle conserve ses centres d’intérêt, elle s’ouvre désormais sur la promotion des jeunes et de l’emploi. L’enveloppe consacrée à cette troisième phase de l’INDH s’élève à 18 milliards de DH sur une période de cinq ans (2019-2023). Ce montant sera réparti selon quatre programmes.

Le premier, de 4 milliards de DH, sera destiné à combler les déficits enregistrés dans les infrastructures et les prestations de base au niveau territorial. L’idée est de préserver les acquis des première et deuxième phases de l’INDH, tout en poursuivant l’action afin de remédier à une partie du manque relevé par la carte de pauvreté, particulièrement en ce qui concerne l’accès aux infrastructures et aux services de base, a souligné le ministre.

Les 2e et 3e programmes seront dotés de 4 milliards de DH chacun. L’un servira à accompagner les personnes en situation de précarité. L’autre sera consacré à l’amélioration des revenus et à l’intégration des jeunes au niveau économique. Le dernier programme, de 6 milliards de DH, vise l’appui pour le développement humain des générations montantes.

Le schéma et les sources de financement des 18 milliards de DH ont été arrêtés: 60% proviendront du budget général de l’Etat, 30% du ministère de l’Intérieur à travers la Direction générale des collectivités locales et 10% de la coopération internationale.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé par la même occasion une redéfinition, dans un souci d’efficacité, des attributions des organes actuels de gouvernance de l’INDH (voir encadré).  Cette action s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique de déconcentration en préparation, dans le sillage de la régionalisation avancée.

Le Souverain avait déjà fixé le deadline du mois d’octobre pour la mise en œuvre de ce chantier très attendu. L’idée est d’obtenir une meilleure clarification des prérogatives à déléguer du centre vers les services extérieurs dans les régions.

                                                                 

Dardouri aux commandes

La gouvernance de l’INDH sera revisitée. Surtout que le lancement de cette 3e phase coïncide avec la nomination du wali Mohamed Dardouri comme nouveau patron de l’INDH en remplacement de Nadira Guermai qui n’avait pas démérité.

Avant d’être gouverneur et wali de la région de Fès-Boulmane et Béni Mellal, il est un pur produit du ministère de l’Equipement, du temps de Mohamed Kabbaj et Abdelaziz Méziane Belfkih. Pour plus d’efficacité et de proximité avec les citoyens, le comité local de développement humain sera chargé de préparer un diagnostic participatif et d'identifier les besoins exprimés par la population.

Le comité provincial devra élaborer le programme de développement humain étalé sur plusieurs années et le contrat-programme y afférent. Il sera également chargé de l'exécution des projets et la réalisation de rapports sur leur mise en œuvre. De son côté, le comité régional de développement humain veillera à assurer la cohérence globale des initiatives provinciales. Il devra allouer les fonds de l'Initiative en tenant compte de la priorité des programmes adoptés.

 

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