Régions

Marrakech travaille à l’unité des courants religieux

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5255 Le 19/04/2018 | Partager
La ville a reçu des talents de l’art lyrique pour des «Chants sacrés de la Méditerranée»
Un mélange réussi de chants religieux musulmans, chrétiens d’orient, Sépharade ou Ashkénaze
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Marwan Fakir a été l’un des premiers à avoir introduit le violon à cinq cordes dans la musique orientale. Aux côtés de Youssef Kassimi Jamal, Mohamed El Hachoumi, Monsif Ihsame et du chœur «Les voix du Maroc», tous ont célébré  à Marrakech l’unité des courants religieux (Ph. IFM)

Des conférences à l’exposition «Lieux saints partagés», reconduite jusqu’au 21 mai à Dar El Bacha, Marrakech n’en finit pas de célébrer l’unité des courants religieux. Autre pierre à l’édifice, les «Chants sacrés de la Méditerranée» ont résonné à la maison Denise Masson.

Une assistance en communion tout le long du récital, et en liesse pour les derniers morceaux chantés en arabe et en hébreu. «Nous avons choisi de mettre en lumière le lien qui réunit la nécessité du chant sacré à travers les religions et les époques, comme contre-pied de leurs différences» explique le metteur en scène Olivier Desbordes, co-producteur de l’événement avec la Compagnie Orient Lyrique de Rabat.

Le récital s’est promené des musiques religieuses marocaines vers celles du bassin méditerranéen, mêlant les différentes influences d’Europe centrale et du Maghreb (Sépharade et Ashkénaze), des chants religieux musulmans et Coptes d’Egypte, des chrétiens d’orient et maronites arméniens, de la tradition musulmane turque et des chants soufis, et les mélopées grecs-orthodoxes, ainsi que la musique sacrée d’Italie et d’Espagne. Une bulle de tolérance, portée par un public venu en nombre.

Aux côtés des jeunes chanteuses et chanteurs de la formation «Les voix du Maroc», de grands artistes comme Marwan Fakir, qui a été l’un des premiers à avoir introduit le violon à cinq cordes dans la musique orientale, Youssef Kassimi Jamal qui, en parallèle de sa carrière de musicien, enseigne l’oud, le solfège et la musique arabe, mais aussi Mohamed El Hachoumi qui est à la fois alto solo de l’Orchestre Philharmonique du Maroc, professeur de violon et alto, et enfin le marrakchi musicien, chanteur et percussionniste, Monsif Ihsame.

Au-delà du message de paix envoyé, les «Chants sacrés de la Méditerranée» ont mis en lumière des talents nationaux d’exception. La formation «Les voix du Maroc» rassemble soprano, mezzo, ténor et baryton, ayant une solide formation acquise dans divers conservatoires de musique au Maroc comme à l’étranger. Leur objectif: promouvoir l’art lyrique universel dans le Royaume, et former des choristes professionnels capables d’interpréter les grandes œuvres du répertoire international.

De notre correspondante permanente, Stéphanie JACOB

 

 

 

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