Economie

Energies renouvelables: Le salon Photovoltaïca passe au mode «Afrique»

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5209 Le 14/02/2018 | Partager
La rencontre devient africaine et ne sera plus organisée exclusivement au Maroc
Objectif: favoriser opportunités et joint-ventures sur le marché continental
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Le salon qui se tient à Marrakech jusqu’au 15 février accueille quelque 50 exposants dont des groupes de renom. Le Maroc, pionnier, expose le savoir-faire de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) (Ph. Mokhtari)

L’Afrique ne doit pas rater le train de la révolution solaire. C’est le leitmotiv de la 3e édition du salon Photovoltaïca qui se tient à Marrakech jusqu'au 15 février. Tous les acteurs du secteur des énergies renouvelables étaient présents hier à l’ouverture du salon organisé par le ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable, la Société d’investissements énergétiques et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN).

Une cinquantaine d’exposants participent à ce salon avec une présence marquée de groupes de renom qui présentent les dernières solutions et technologies du secteur des EnR. Le contexte est plutôt propice au business et aux opportunités d’affaires dans le secteur des énergies renouvelables qui figure parmi les principaux piliers de toute stratégie de développement durable en Afrique.

Et davantage pour la photovoltaïque, une technologie très compétitive et qui décroît en coût le plus rapidement possible. Et la première annonce faite à l’ouverture de la rencontre de Marrakech est son orientation continentale. En effet, Photovoltaïca ne se tiendra plus exclusivement en terre marocaine. Elle sera organisée dans d’autres pays africains et ce, pour une meilleure sensibilisation et surtout pour favoriser des investissements concrets.

L’idée est aussi de faire de la révolution solaire un objectif africain. Car, pour l’heure, l’accès à l’électricité est un enjeu vital pour le continent et l’offre demeure insuffisante face au rythme de croissance de la population et de l’économie qui nécessite de grands besoins énergétiques. L’Afrique peut surmonter ce défi via son potentiel en EnR et notamment en énergie solaire qui pourrait être un vrai levier de développement.

Pour le Maroc, «l’enjeu est de promouvoir le photovoltaïque sur l’ensemble du territoire national et en Afrique dans le cadre de la coopération sud-sud». Le salon vise également à favoriser des opportunités  entre les entreprises marocaines et étrangères pour travailler conjointement ou via des joint-ventures sur le marché africain.  «Le continent est riche en ressources énergétiques et les technologies existent», souligne Mustapha El Bakkoury, président de Masen. 

Tout l’enjeu est d’en faire un bon usage, ce qui suppose une bonne organisation, ajoute-t-il. Une bonne organisation mais aussi un cadre réglementaire  et une volonté  de mix énergétique et de réduire la dépendance au pétrole. Pour le ministre marocain de l’Energie et des Mines, Aziz Rabbah, le deuxième enjeu est de capter sur le plan continental toute la valeur ajoutée qui pourra être créée par ces investissements.

«L’atteinte de cet objectif passe inéluctablement par la mise en place de politiques gouvernementales pour mettre en place un cadre législatif au développement de l’énergie verte. Le Maroc a été pionnier en la matière même s’il n’avance pas très vite, du moins pas au rythme que les PME  souhaitent.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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