International

Israël/Iran: Jusqu’où iront-ils

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5207 Le 12/02/2018 | Partager

«Nous ne cherchons pas l’escalade, mais nous sommes prêts à différents scénarios», a prévenu  le porte-parole de l’armée israélienne, affirmant que l’Iran et la Syrie «jouaient avec le feu». L’escalade entre Israël et la Syrie et par ricochet l’Iran, a commencé vendredi soir quand  Tsahal a annoncé qu’un drone parti de Syrie, et présenté comme étant d’origine iranienne, s’est introduit dans l’espace aérien israélien. Un hélicoptère de combat israélien l’aurait alors détruit.

En représailles, selon Tel-Aviv, les avions israéliens ont alors essuyé «de multiples tirs de missiles anti-aériens» syriens. Un F16 a pu retourner en Israël mais s’est écrasé dans le nord du pays. Les deux pilotes ont pu s’éjecter avant l’impact, mais l’un des deux a été gravement blessé. Aussitôt, Israël a lancé une seconde vague d’attaque d’envergure en Syrie, contre des cibles militaires à la fois syriennes mais aussi iraniennes.

Du côté syrien, le discours est diamétralement différent: Damas affirme que les raids israéliens ont visé une base militaire dans le centre du pays, et non les éléments du système du drone. De leur côté, les forces alliées du régime syrien, à savoir le Hezbollah, l’Iran et la Russie, ont nié fermement toute violation des frontières. Aucun drone n’a pénétré dans «l’espace aérien de la Palestine occupée», a affirmé le commandement conjoint pour les opérations en Syrie.

Par la voix de son porte-parole, le ministère iranien des Affaires étrangères a également accusé Israël de «mensonges». Au-delà de ce face-à-face tendu, l’enjeu reste la présence des troupes iraniennes et des miliciens chiites libanais du Hezbollah en Syrie, qu’Israël considère comme une véritable menace pour sa sécurité.

Benyamin Nétanyahou  a prévenu qu’il ne laisserait pas l’Iran établir une implantation militaire durable sur le territoire syrien ni menacer la souveraineté israélienne le long du plateau du Golan, où il était en visite la semaine dernière. A Damas on estime avoir prouvé sa capacité de riposte en cas d’attaque. Côté israélien, on dit avoir envoyé un message clair et dissuasif.

 

 

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