Entreprises

Métiers de demain: Le Groupe Veolia se positionne

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5207 Le 12/02/2018 | Partager
9 milliards d’individus en 2040, des ressources qui se tarissent... des solutions durables proposées
Alimentation, eau, production de l’énergie et pollution, les grands défis à relever
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Pour Antoine Frérot, PDG du Groupe Veolia, le monde de demain démarre aujourd’hui. La 6e édition du Press Day était une occasion pour lui de rappeler les ambitions de son groupe en termes de métiers à l’horizon 2040 (Ph.NEA)

Après une profonde restructuration qui lui a permis d’améliorer sa situation financière et commerciale, le Groupe Veolia se positionne désormais sur les métiers de demain afin de relever les défis du développement durable à l’horizon 2040.
La 6e édition du Press Day organisée par le groupe français jeudi dernier à Paris a permis à son PDG, Antoine Frérot, de revenir sur ces défis et proposer certaines solutions qui ont confirmé leur succès.

«Comment produire durablement de la nourriture en quantité et en qualité suffisantes pour 9 milliards d’individus en 2040, alors que les ressources en sols, en eau et énergie se raréfient?», s’interroge d’emblée le PDG de Veolia. Bientôt, le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40% dès 2030 et que la demande énergétique mondiale devrait croître de 30% d’ici 2040.

Pour préserver la ressource en eau, Veolia développe, partout dans le monde, des solutions d’irrigation reposant sur le recyclage des eaux usées, est-il souligné. Des exemples ont été cités par le patron du Groupe français. En 2016, le volume d’eau recyclé par Veolia s’est élevé à 373 millions de m3.

Au-delà de ses métiers traditionnels, le groupe s’intéresse également à de nouveaux domaines d’expérimentation. Il s’agit de l’exemple concernant la production de protéine animale à partir de larves d’insectes. En France et en Malaisie, Veolia est partenaire de deux start-up qui élèvent des larves de mouches sur des bio-déchets avant de les transformer en huile et en farine pour l’alimentation des poissons.

L’entreprise dispose également d’une expertise permettant de relever le défi énergétique. «Certes, durant les prochaines années, on va assister à la poursuite des énergies renouvelables, mais le poids des énergies fossiles restera dominant avec une part de 77% dans le mix énergétique mondial en 2040», tient à rappeler le patron de Veolia. Pour relever le défi énergétique, ce dernier propose de bâtir un monde de l’énergie décarboné, décentralisé et digitalisé.

L’efficacité énergétique figure parmi les solutions efficaces pour la dé-carbonisation de l’énergie en permettant une réduction de 40% des émissions de CO2 d’ici 2040. Au menu également la production d’énergie sans CO2 à savoir le solaire, l’éolien et aussi les énergies produites à partir de tous types de déchets. C’est l’exemple de l’usine de Renault à Tanger qui utilise une énergie produite par la biomasse composée des grignons d’olives.

Ce qui permet au site de Renault d’émettre 98% de moins de CO2 qu’une usine normale. Le même constat est valable pour l’eau. «Toute l’eau utilisée dans l’usine est récupérée, nettoyée et recyclée. Résultat: le site consomme 70% de moins d’eau extraite du milieu naturel qu’une usine normale. Le groupe aimerait offrir son expertise pour accompagner la future usine de PSA à Kénitra.

Toujours en matière d’efficacité énergétique, Antoine Frérot, rappelle d’autres projets réussis. L’accompagnement de la New York Power Authority dans sa stratégie de réduction de la consommation énergétique de 3.900 bâtiments publics. Ce qui a permis de réaliser une économie de plus de 134 millions de dollars et éviter l’émission de près de 820.000 tonnes de gaz à effet de serre par an.

La lutte contre toutes les formes de pollutions est la préoccupation de la majorité des pays car, elle représente la plus grande cause de maladies et de décès prématurés à l’heure actuelle, est-il rappelé. Dans les pays en développement, l’urgence concerne le traitement des polluants massifs de l’eau.

Alors que dans les pays développés, la nouvelle frontière concerne le traitement des micropolluants. En plus de ses activités traditionnelles en matière de lutte contre les pollutions, le Groupe Veolia mène des expérimentations innovantes dans le domaine de l’eau. C’est l’exemple du traitement des résidus de médicaments avec l’hôpital Skejby à Aarhus, deuxième ville du Danemark.

 

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