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Analyse

En Bourse, chaque cycle offre des opportunités

Par Franck FAGNON | Edition N°:5184 Le 08/01/2018 | Partager
Prendre les bénéfices au bon moment et limiter les pertes
Les petites et moyennes valeurs pénalisées par leur faible liquidité
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Ali Hachami, président du directoire Upline Securities, filiale du groupe Banque Populaire: «Il est très important, avant d’investir en Bourse, de se fixer des objectifs de gains et surtout de limiter les pertes. En effet, la détermination d’un “stop loss” pour chaque action du portefeuille est, à mon sens, primordial pour éviter des situations de pertes insurmontables sur une seule valeur» (Ph. BP)

- L'Economiste: Y a-t-il un moment opportun pour placer son argent en Bourse?
- Ali Hachami:
Idéalement, il faut se placer à l’achat au plus bas du marché et vendre au plus haut. Mais en pratique, ce n’est pas si évident que cela. Un bon placement en Bourse doit impérativement être précédé par une analyse de fond du contexte du marché puis de chaque société afin d’évaluer l’opportunité et le timing d’investissement. Cette analyse suppose un suivi rapproché et constant des évolutions du marché. De manière plus générale, nous estimons qu’à chaque cycle d’évolution du marché, il y a des opportunités à saisir, à condition d’adapter sa stratégie d’investissement aux objectifs tracés au préalable.

- Quelle est la bonne tactique d'investissement à adopter en Bourse?
- Je pense qu’avant de placer son argent en Bourse, il convient d'évaluer son propre comportement et apprécier son profil en tant qu'investisseur. L’aversion au risque de chaque investisseur déterminera en grande partie la typologie des titres qu’il pourra acquérir. A titre d’exemple, un profil dynamique s’orientera davantage vers les valeurs de croissance, quitte à prendre des risques. En revanche, un profil défensif cherchera, plutôt, à mettre son argent dans des valeurs de rendement à faible risque.
Par ailleurs, il est très important, avant d’investir en Bourse, de se fixer des objectifs de gains et surtout de limiter les pertes. La détermination d’un «stop loss» pour chaque action du portefeuille est, à mon sens, primordial pour éviter des situations de pertes insurmontables sur une seule valeur. La réalisation d’une perte limitée peut toujours être récupérée si on procède à des réallocations au moment opportun. Aussi, parmi les tactiques les plus répandues et adoptées par les investisseurs en Bourse, il y a la diversification du portefeuille. Il s'agit, dans ce cas, de constituer un portefeuille de diverses actions pour contrarier la chute de cours d'une ou de deux actions (exemple: un portefeuille représentatif des secteurs bancaire, assurance, immobilier et énergétique). Ces réaménagements de portefeuille nécessitent naturellement de l’expertise, d’où notre recommandation de s’adosser à des professionnels tout au long de la démarche.

- Sur quels critères en particulier faut-il fonder le choix d'une action?
- On ne peut généraliser les critères de choix d’une action en Bourse. En revanche, il faut avoir une méthodologie qui épouse le critère de rendement et l'horizon de placement. A titre d’exemple, l’analyse fondamentale s’avère peu efficace lorsqu’il s’agit d’investissements à court terme. En effet, le marché a besoin de temps pour apprécier la valeur fondamentale d’un titre. Cette dernière étant souvent déterminée à partir des réalisations financières futures de l’entreprise. Toutefois, l’analyse chartiste, qui se base sur le comportement historique des investisseurs, donne de meilleurs résultats, dès lors que l’horizon d’investissement est court.

- Recommandez-vous essentiellement les actions des grandes entreprises? Sinon où voyez-vous des opportunités sur les valeurs moyennes ou petites?
- Dans un marché efficient, il est rare que la taille de l’entreprise soit un critère de choix d’un titre en Bourse. Sur la place casablancaise, la liquidité des grandes capitalisations fait qu’elles sont plus prisées que les petites et moyennes. Enfin, il est préférable, à mon sens, de recommander les sociétés présentant un potentiel de croissance non encore intégré dans le cours en Bourse et ce, abstraction faite de la taille de la capitalisation.

Propos recueillis par Franck FAGNON

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