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International

L’OCDE table sur une croissance modérée

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5042 Le 09/06/2017 | Partager
Elle se hissera de 3% en 2016 à 3,6% en 2018
La dette des pays émergents inquiète

La confiance s’affermit et l’investissement et les échanges se redressent. Ce sont des facteurs qui contribueront à une amélioration de la croissance du PIB mondial. Elle se hissera de 3% en 2016 à 3,6% en 2018, selon les récentes perspectives économiques de l’OCDE. Elles sont proches de celles du FMI qui prédit aussi une reprise mondiale (de l’ordre de 3,5% en 2017 et 3,6% en 2018).

«La modeste expansion cyclique en cours sera insuffisante pour réduire les inégalités», selon le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. Les principaux indicateurs de l’emploi s’améliorent, mais la reprise n’est pas avérée sur les marchés du travail. Un chapitre spécial des perspectives montre qu’une intégration commerciale plus poussée fondée sur les chaînes de valeur mondiales a renforcé la productivité et le bien-être.

Des risques financiers persistent toujours. L’organisation met notamment l’accent sur des facteurs de vulnérabilité relatifs aux marchés de capitaux dans les économies avancées et émergentes. D’où la nécessité de normes internationales plus fortes dans plusieurs domaines (marchés du travail, environnement, responsabilité sociale, gouvernance des entreprises et la fiscalité).

Des fragilités financières liées à la hausse antérieure du crédit perdurent dans plusieurs pays émergents. La dette des ménages et des entreprises non financières reste élevée par rapport aux niveaux observés dans le passé. Ce qui expose ces pays à d’éventuels chocs économiques et de taux d’intérêt. La dynamique du crédit dans ces économies semble s’être essoufflée en 2016.

Sans doute en raison du durcissement des conditions financières au niveau mondial qui vient s’ajouter à des facteurs propres à chacune d’elles. La réduction de l’accès à l’endettement a été particulièrement prononcée en Russie et au Brésil. Parallèlement, le recul des marges bénéficiaires dans de nombreuses économies de marché émergentes accroît leur exposition potentielle à des chocs négatifs de la demande. Ceci à un moment où les mesures prises par les pouvoirs publics pourraient être limitées.

 

 

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