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Analyse

Filière laitière: Colaimo lance son projet water-friendly

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5023 Le 15/05/2017 | Partager
Réduire les charges polluantes liquides et la consommation en eau
La station d’épuration interne s’ajoute à celle réalisée par la Sucrafor de Zaïo
Des rejets non traités nuiraient à la sécurité du personnel chargé de la collecte
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Colaimo regroupe quelque 5.000 producteurs et emploie 350 personnes, avec une production annuelle qui atteint les 44.000 tonnes dont le lait de vache est la matière première principale (Ph. AK)

La coopérative laitière du Maroc Oriental (Colaimo) se met au «water-friendly» pour prévenir les impacts négatifs de ses rejets sur le système d’assainissement et le milieu naturel. Cette nouvelle approche de dépollution et d’économie en eau contribuera à la réduction de 21% de la consommation d’eau potable. Des objectifs réalisables grâce à l’accompagnement et le savoir-faire de l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya ABHM.

L’étude technico-financière qui vient d’être réalisée permettra à Colaimo de profiter d’un don dans le cadre du mécanisme volontaire de dépollution industrielle hydrique à hauteur de 40%. Le but est d’épurer les effluents liquides avant de les rejeter, tout en prenant en considération deux aspects: la proposition de solutions d’économie en eau (1 litre de lait traité = 3,5 litres d’eau consommée) et la mise en place d’un traitement adéquat des rejets liquides.

Les premiers tests indiquent que le traitement physico-chimique par coagulation-floculation-aéroflottation serait la solution la plus appropriée pour le traitement des eaux résiduaires de la laiterie. La mise en place d’un bassin tampon d’homogénéisation et d’un piège graisse optimisera les résultats. L’effluent ainsi épuré de même que les boues issues de ce processus seraient conformes aux normes de rejets indirects réglementaires, précise-t-on auprès de l’ABHM.

La nouvelle station d’épuration interne s’ajoute à celle réalisée par la Sucrafor de Zaïo, pour se hisser au rang des entreprises citoyennes respectueuses de l’environnement. La dépollution de ce type d’unité industrielle répond aux exigences de compétitivité régionale et développe des outils en matière d’adaptation aux effets du changement climatique.

Des rejets non traités risqueraient de nuire, en premier lieu, à la sécurité et à la santé du personnel qui intervient sur le système de collecte ou de traitement. «Les rejets mettraient en péril les infrastructures et le fonctionnement du réseau et des ouvrages. Puis, ils induiraient des dépassements de la capacité de la Step d’Oujda. Enfin, ils menaceraient la salubrité du milieu naturel puisque la qualité du rejet final et des boues d’épuration serait détériorée», souligne-t-on.

Reste à préciser que la nouvelle station d’épuration permettra de réduire les charges polluantes liquides, en conformité avec les seuils de rejets indirects. Elle sera implantée sur le terrain abritant la laiterie et n’aura pas d’effets nuisibles sur le paysage local. De plus, la station sera adaptée à la charge polluante à traiter et générera très peu de bruit. Les déchets engendrés par la Step seront stockés sur le site et évacués de façon appropriée.

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

 

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