Régions

Bus électriques: Marrakech recule!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
Initialement prévu avant la COP22, le projet accuse un gros retard
Le maire pjdiste s’engage pour fin avril
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Les 15 bus chinois ont été réceptionnés en novembre mais toujours pas mis en circulation! Le maire de Marrakech reconnaît une mauvaise communication entre la société de développement local, Bus city Motajadida, assurant le suivi, et la société chinoise chargée de la mise en œuvre (Ph. L'Economiste)

Quatre mois après la tenue de la COP22, les bus électriques de Marrakech ne sont toujours pas en circulation. Pourtant, ce chantier, annoncé en grande pompe, devait être opérationnel en novembre dernier. Un retard qui suscite beaucoup de rumeurs qui ont fait réagir le maire de Marrakech, Larbi Belcaïd. D’après le maire pjdiste, ces bus seront opérationnels dès le mois d’avril. Pourtant, ce projet remonte à plus d’un an. Les élus pjdistes se sont d’ailleurs empressés d’annoncer ce projet d’envergure – 7 mois avant le rendez-vous mondial de l’environnement – le présentant comme une première pour le Maroc.

Et pour cet ambitieux projet, la ville a créé une société de développement local, Bus city Motajadida où le conseil communal est actionnaire majoritaire et a fait appel aux mécanismes de financement prévu par le Fonds d’accompagnement des réformes de transport routier urbain et interurbain «FART». Mieux! Les bus électriques ont bel et bien été réceptionnés en novembre dernier. Pourquoi ne sont-ils toujours pas opérationnels? Pour le maire pjdiste, ce ralentissement est un problème de communication entre la société de développement local assurant le suivi et la société chinoise chargée de la mise en œuvre.

Dans la première version de ce projet, il était dit que le fournisseur chinois de ces trolleybus devait être impliqué et s'occuper de la maintenance des équipements de la solution en s'appuyant sur une équipe locale afin d'assurer un transfert de savoir-faire complet. La solution globale incluait aussi une alimentation électrique basée sur les énergies propres renouvelables avec la mise en place d'une centrale solaire de 1 MW installée sur le site du centre de maintenance et des relais tout au long du parcours qu’emprunteront ces bus. Aujourd’hui, le maire reconnaît quelque part l’incompétence de la SDL que le conseil a créée.

Pour rappel, ces bus électriques faisaient partie d’un schéma global  pour le réseau de transport collectif avec l’introduction du transport, de type BHNS (bus à haut niveau de service) reliant les 2 pôles au centre-ville (Koutoubia et Bab Doukkala) aux grands quartiers périphériques. Pour accueillir le fonctionnement de tels projets, le calibrage des grands axes de la ville nécessite des couloirs exclusivement réservés (déjà achevés au temps il y a 2 ans), mis aussi des rocades, des lignes de rabattement… et à l’exception des couloirs qui réduisent la marge de manœuvre pour les automobilistes dans les grands axes, rien n’a encore été fait.
De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE

 

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