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Régions

Plan de développement Casa-Settat: Les ambitions chiffrées de la région

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4976 Le 08/03/2017 | Partager
115 milliards de DH pour 155 projets identifiés
5 axes stratégiques pour le PDR
Environnement, milieu rural, attractivité/cadre de vie, transport et entreprises
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Le monde rural représente 27% de la population de la région, la grande majorité des communes sont rurales

Après un an et demi de suspense, le conseil de la région Casa-Settat vient de dévoiler son plan de développement. Cette feuille de route, tant attendue, fixe les priorités de la région pour la durée du mandat actuel. Elle vient d’être adoptée lors de la session de lundi 6 mars, qui s’est tenue à Benslimane. «Ce projet s’inscrit dans le cadre des nouvelles prérogatives attribuées aux régions en vertu de la loi 14-111 relative aux régions», explique Mustapha Bakkoury, président de la région. En effet, l’article 38 de cette loi stipule que chaque région est tenue de mettre en place une stratégie de développement durant la première année de son mandat. Cette stratégie se décline en programmes et projets portés par des organes dédiés et souples comme l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) et les sociétés de développement régional (SDR).

Elaboré suite à une étude du cabinet Valyans, le plan de développement régional (PDR) définit cinq axes stratégiques, qui se déclinent en projets liés à l’environnement (ou générations futures), «milieu rural intégré», «attractivité socioculturelle et qualité de vie», «transport» ou encore «entreprise, innovation et emploi». Ces principaux axes ont été définis, rappelons-le, après une série de tournées sur le territoire de la région, des rencontres avec les élus locaux…
Un plan ambitieux qui nécessitera une enveloppe de 115 milliards de DH pour 155 projets identifiés. Ces investissements portent sur la période 2017-2021, avec des projets qui s’étaleront jusqu’à 2030. «Si on arrive à réaliser ne serait-ce que 50% de ce plan, ce sera déjà une réussite en soi», assure Bakkoury. Le président de la région  compte lever les financements auprès des secteurs privé et public. «Nous sommes en phase de négociation pour assurer les financements des projets du PDR», poursuit-il.  L’eau et l’environnement figurent en tête des priorités de la plus grande région du Royaume. Ainsi, 11 projets liés à la rationalisation des ressources hydriques eau ont été identifiés, nécessitant près de 3,7 milliards de DH. Il s’agit notamment de réduire l’impact de la pollution sur la nappe phréatique, la protection contre les inondations, la réutilisation des eaux usées, le dessalement de l’eau de mer…

L’investissement lié aux 17 projets de protection de l’environnement est, quant à lui, estimé à plus de 8,8 milliards de DH. Il se décline en projets de production des énergies renouvelables, efficacité énergétique, qualité de l’air, espaces verts…
Le tout pour plus de 1 milliard de DH. Dans cet axe, la gestion durable et efficace des déchets s’accapare, à elle seule, près de 7,8 milliards. Un investissement qui sera dédié à la gestion des déchets ménagers (notamment la décharge de Médiouna), la production de l’énergie à partir des déchets, le recyclage…

Le 2e axe, «milieu rural intégré» nécessitera des investissements de l’ordre de 8,7 milliards de DH pour 25 projets identifiés visant le désenclavement des populations ruraux (dont le programme Massaleek lancé en 2016). D’autant plus que le monde rural représente 27% de la population de la région (124 communes sur les 153 que compte la région sont rurales).
Les projets identifiés pour cet axe ont trait notamment au transport (900 millions de DH), l’accès aux services de base (5,6 milliards de DH) et l’amélioration des revenus des populations rurales (2,2 milliards de DH). Pour le financement du 3e axe, celui de l’«attractivité socioculturelle et qualité de vie», la région aura besoin de près de 30 milliards de DH. Ces fonds seront dédiés à l’enseignement (240 millions), l’habitat et l’urbanisme (19,2 milliards), le tourisme, la culture et le sport (4,6 milliards) et la santé (5,4 milliards). Quant à l’axe «transport/mobilité», il s’accapare la part du lion avec plus de 46,8 milliards de DH à l’horizon 2030.

Le plus gros des financements (37,6 milliards) ira à l’élaboration des plans des déplacements régionaux 2023 et 2030. L’objectif étant d’atténuer l’engorgement de la circulation sur le Grand Casablanca en instaurant des voies périphériques reliant la ville aux différentes zones de la région. Il est également prévu de lancer une ligne RER reliant l’aéroport Mohammed V à Casa Finance City, et de lancer de nouvelles lignes de bus rapides reliant Bouskoura, Médiouna et l’aéroport ainsi que des bus régionaux pour desservir des villes comme Benslimane, Mohammedia, Berrechid, Settat, El Jadida…

Le dernier volet n’est autre que celui de «l’entreprise, l’innovation et l’emploi». Les financements nécessaires pour cet axe sont estimés à près de 18,4 milliards, dont 16,1 milliards consacrés à 11 projets d’appui à l’investissement et la création d’entreprises. Parmi lesquels figurent le lancement de nouvelles zones industrielles et un plan régional de distribution des produits de l’agriculture et de la pêche (marché de gros et abattoirs).

Les projets adoptés

Sur le plan financier, le conseil régional a procédé lundi 6 mars à l’examen et à l’approbation du rapport sur l’exécution du budget et des procès-verbaux du conseil au titre de l’année 2016, du projet de modification et de programmation des dotations figurant au budget, ainsi qu’à la programmation de dotations du compte spécial de l’initiative locale de développement humain.
Par ailleurs, le conseil a approuvé le projet de convention-cadre de partenariat avec la région «Laâyoune-Sakia El Hamra», du projet de convention-cadre de partenariat pour l’organisation au Maroc du Congrès international des coopératives édition 2018 et du projet de convention-cadre de coopération avec l’OFPPT. Le conseil a également approuvé le projet de convention-cadre de partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la réalisation de deux centres hospitaliers de proximité, le projet de convention-cadre de partenariat avec la Fondation de la Mosquée Hassan II de Casablanca, ainsi qu’un projet d’une convention de partenariat pour participer à l’organisation du premier Salon national professionnel du Sardi au niveau de la préfecture de Settat.

 

 

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